Robert Rochefort, député européen MoDem, est intervenu ces derniers jours dans les médias à propos de la crise grecques. Ses explications éclairent les évènements qui se déroulent depuis de longues semaines en Europe
Ainsi, invité de Stéphane Soumier sur BFM Business, mercredi 02 novembre :
"Il faut en Grèce, que l’opposition et le PASOK s’entendent à un moment donné pour déterminer ce qui est raisonnable, afin de sortir leur pays de la situation dans laquelle il est.
Vous ne pouvez relancer un pays que quand vous avez des perspectives de marché et des perspectives de croissance. Le plan du 27 octobre était un plan insuffisant !"
Ecoutez le podcast :
Invité de Vincent Parizot sur RTL, le député européen du MoDem et ancien directeur du Crédoc, Robert Rochefort, a réagi à l'hypothèse d'une sortie de la Grèce de la zone euro.
"La solution proposée à la Grèce ne lui permet pas de se relancer", a-t-il notamment dénoncé, mercredi 2 novembre.
Par Jean Peyrelevade, vice-président du MoDem*. Lorsque la croissance sera de retour, il sera urgent de rétablir les finances publiques. Les entreprises ne pourront pas pourvoir à cet effort. Reste à le demander aux plus aisés des Français.
Marianne :Vous avez écrit un livre très critique sur la politique économique de Nicolas Sarkozy. C’était avant la crise financière. Persiste-t-il dans l’erreur ?
Jean Peyrelevade : Il faut distinguer deux plans. D’abord le traitement, en urgence, de la crise du système financier. Dans ce domaine, l’action du président a été dans l’ensemble positive, son énergie, utile. Je note toutefois que la conception globale du plan de soutien au système bancaire et financier relève de Gordon Brown, lequel a mis de l’ordre dans les idées. Dans ce contexte, Nicolas Sarkozy a « fait le job », suivant une expression qu’il apprécie. Ensuite, je ne vois aucune raison de modifier mon jugement sur sa politique économique antérieure à la crise.
Nous abordons cette crise avec des budgets publics parmi les plus déficitaires des pays développés. L’endettement public va fortement augmenter pendant les deux ans qui viennent. La conjoncture économique entraînera une diminution des recettes fiscales. Puis les mesures d’aide au secteur financier dans un premier temps, aux secteurs industriels frappés par la crise dans un second temps, vont également demander des ressources supplémentaires. Enfin, toute politique de relance, nécessaire aujourd’hui, ne pourra être financée que par l’emprunt.