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Après le second tour des cantonales, le MoDem voit son nombre de conseillers généraux tripler. Avec 32 élus dans les départements, l'implantation du MoDem progresse nettement. Le sud du pays reste une terre aride pour les démocrates, mais d’autres fédérations atteignent de bons résultats.
Rappelons que les chiffres nationaux donnant un poids électoral de 1% au mouvement sont une moyenne sur les 2 000 cantons renouvelables, alors que nous ne présentions que 400 candidats, et que cela ne reflète nullement notre résultat électoral final. Certes la faiblesse de l’appareil militant est encore réelle mais le mouvement s’ancre désormais dans le paysage politique.
Dans l’Hérault, en dépit de la paralysie de l’année 2010, aucun « couac » n’est à déplorer au cours de ces élections cantonales. Le dialogue avec Paris a été bon, la fédération s’est remise en marche et nos deux candidats ont pu faire campagne dans de bonnes conditions. La situation est loin d’être satisfaisante mais nous avons inversé la tendance.
L’autre constat de ces élections est bien sûr l’échec de la stratégie de Nicolas Sarkozy.
Nous avons dénoncé sans relâche le discours agressif qui caractérise son mandat et qui divise le pays, stigmatisant les musulmans, les roms, les jeunes des quartiers, les fonctionnaires, les juges, etc… Aujourd’hui la stratégie de l’UMP se révèle non seulement irresponsable mais aussi parfaitement inefficace. En rendant les thèses xénophobes fréquentables, le président a nourri le vote Front National. En évacuant les sujets qui sont les priorités les français (emploi, pouvoir d’achat, injustices, recul des services publics, logement…), il a alimenté l’abstention.
L’UMP est désormais en crise : le président de la République, affaibli, ne peut plus étouffer les combats entre chefs et les électeurs de la droite modérée désertent le parti de la majorité. La clé de l’élection présidentielle de l’an prochain est désormais entre des mains centristes. Et, bien plus important que les stratégies électorales, la politique humaniste et raisonnée qui caractérise le centre est également la clé de l’apaisement de la société française. Pour contrebalancer les extrêmes qui divisent le pays, la France a besoin d’une politique du rassemblement.
Nous, militants démocrates de l’Hérault, défendrons avec force les valeurs du centre : les 15 mois qui viennent, qui nous conduiront à la présidentielle et aux législatives, seront cruciaux pour l’avenir du pays. Nous serons au rendez-vous.
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