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C’est le 10 Décembre 2001 que la délégation MoDem Hérault a rejoint François BAYROU à Pau pour sa première réunion de campagne Présidentielle.
Autours d’une « garbure » conviviale, plat traditionnel typiquement Béarnais, les Palois ont accueilli toutes les délégations de France afin d’accompagner le candidat Mouvement Démocrate à la présidence Française sur ce qui sera le départ de ses routes de campagne nationale.
A cette occasion, François BAYROU a défini une fois de plus l’identité du positionnement du Mouvement Démocrate, un centre libre et cohérent, appelant à l’urgence d’une cohésion nationale indépendante des structurations réductrices des partis et stérilisantes pour notre nation.
Il a affirmé sa volonté de débarrasser l’Etat français de cet enfermement politique où l’éthique semble avoir déserté les champs d’actions nationaux et se voit le théâtre des « affaires » au mépris des situations réelles des concitoyens
"Ce qui est nécessaire, indispensable, c'est que le peuple français, les anonymes autant que les engagés, imposent à cet univers partisan le changement", a-t-il dit. "Cela ne pourra se faire que par un changement au sommet de l'Etat républicain en France, au centre de l'Etat. Il faut restaurer l'Etat dans son impartialité, la démocratie dans ses principes, chasser, éradiquer les affaires du cœur de l'Etat".
A ce titre, la fédération Hérault, autours du président départemental, Hadj MADANI, à reçu avec joie la mesure de notre combat sur le terrain Héraultais pour imprimer la possibilité d’un désenclavement politique de nos territoires, connu de tous mais jusqu’alors jamais véritablement dénoncé publiquement.
"Le spectacle que donne le PS aujourd'hui, du haut en bas de l'échelle, de la fédération de l'Hérault à celle des Bouches-du-Rhône en passant par celle du Pas-de-Calais, avec de terrible accusations de corruption dans tous les sens".
"De l'autre côté, quand on voit l'UMP et le pouvoir qui est organisé par ce parti, quand on voit l'arbitraire qui s'est installé au cœur de l'Etat, les affaires qui se succèdent, l'intimité avec les milieux d'affaire, la protection des privilèges institués en règle, on se dit qu'il n'est pas possible de leur donner, en avril et mai, quitus de ce qu'ils ont fait depuis cinq ans", a-t-il poursuivit.

L'Europe doit être une démocratie et pas une oligarchie
Sur la question européenne, François BAYROU a estimé que l'accord conclu vendredi à Bruxelles était "déséquilibré" car il parle de "discipline" mais pas de "solidarité". Or, pour François Bayrou, l'Europe doit s'attacher à conjuguer ces deux impératifs en y ajoutant "une exigence démocratique". "Nous voulons que l'Europe soit une démocratie et pas une oligarchie", a-t-il lancé, se disant convaincu qu'à terme l'UE aura "un président élu au suffrage universel".
"Mais cela ne remplacera pas le redressement de la France", a expliqué M. BAYROU, en rappelant ses deux priorités pour redresser le pays: produire et instruire. Le leader centriste s'est amusé de voir ses concurrents, François Hollande et Nicolas Sarkozy, reprendre ces thèmes à leur compte:
"Notre place dans la campagne électorale a commencé à faire ses preuves et ce n'est pas fini", a-t-il lancé.

Nous nous amuserons ensuite de constater le positionnement de candidature de Dominique De Villepin, sur la ligne défendue par François BAYROU depuis si longtemps, et, estimée jusqu’alors en stéréo par l’UMP et PS comme une hérésie politique. Pourtant, tel un désaveu inavouable, l’ensemble de la classe politique semble aujourd’hui admettre que ce positionnement du mouvement démocrate est bien la ligne qu’il était nécessaire d’appliquer pour notre pays.
A défaut de voir ces mêmes responsables politiques reconnaitre à François BAYROU la pertinence évidente de ses analyses, nous nous réjouirons au moins de constater que les idées du centre évoluent sur notre territoire, preuve que François BAYROU a déjà gagné la première bataille de son combat !!!
Ne perdons pas cinq années de plus et rassemblons nos forces autours du courage de François BAYROU pour qu’enfin notre nation se construise dans une véritable cohésion nationale responsable.
Caroline LARMEE
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