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Sylvie Goulard, députée eurodéputée et responsable de l'Europe au sein du Shadow cabinet, est intervenue vendredi 9 septembre à l'Institut Français des Relations Internationales (IFRI), sur le thème "Crise de la dette souveraine et gestion de l'économie européenne". |
Crise de la dette souveraine et gestion de... par Ifri-podcast
"Pourquoi en est-on arrivé là ?" s'est interrogé Sylvie Goulard. "La situation est extrêmement grave et je crois qu’il ne peut pas y avoir de bonne politique sans une analyse sans complaisance des erreurs qui ont été commises", a-t-elle affirmé.
"Certains pays n’ont pas pris les règles au sérieux", a-t-elle regretté, en prenant notamment l'exemple de la France.
"Je n'hésite pas à employer le mot de "délinquance" ; nous avons joué avec les règles d'une manière qui est hallucinante !" s'est-elle exclamé. "Quand je pense à la manière dont on veut réduire la délinquance, qui consiste parfois pour des gamins à voler des mobylettes, et que l'on a laissé certains Etats membres violer les règles fondamentales sur lesquelles on a fait la monnaie commune, je trouve que c'est grave", a insisté la députée européenne.
"On est sensé se contrôler mutuellement ; mais cela ne marche pas", a-t-elle constaté. "Imaginez une autoroute sur laquelle des automobilistes souverains négocieraient à la fin du parcours le fait qu’ils aient fait des excès de vitesse ; tout le monde rigolerait ! C’est exactement ce que l’on fait", a-t-elle mis en exergue.
"Souvent, quand la Commission européenne a essayé de tirer la sonnette d’alarme, on l’a gentiment prié de se taire", a dit Sylvie Goulard.
"Il faut regarder ce qui, dans l’attitude des marchés a été erroné, mais il faut aussi arrêter de leur mettre absolument tout sur le dos", a-t-elle mesuré.
"Ma conviction, c’est que la construction européenne est à la fin d’un cycle", a-t-elle déclaré. "On doit passer d’un gouvernement européen par le contrat en commun, à des politiques actives en commun de gestion de crise et économique", a-t-elle appelé.
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