La situation diplomatique de la France est devenue intenable : voyages tunisiens de Michèle Alliot-Marie, déclarations à l'emporte-pièce du nouvel ambassadeur de France en Tunisie, silence de la France voire soutien aux régimes dictatoriaux en place, crise avec le Mexique...
Cette accumulation d'échecs provient essentiellement de deux caractéristiques de la présidence actuelle.
- d'une pratique hyperprésidentielle du pouvoir et d'une défiance envers tous les corps constitués (diplomatie, justice, éducation...) et même envers les professionnels (ainsi il n'y a pas de journalistes mais un "panel" de français pour interviewer N. Sarkozy)
- d'une grande incompréhension du monde d'aujourd'hui, des transformations en cours et du sens de l'Histoire (accueillir M. Kadhafi en grande pompe à la veille d'une révolution sanglante).
Mais un président qui n'a pas le sens de l'Histoire, c'est un pilote d'avion qui vole les yeux bandés. Aujourd'hui, nous assistons au crash de notre Diplomatie, après ceux de la Justice (révolte des juges), de la Santé (scandales du Médiator et de la grippe A), etc...
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"Notre politique étrangère est placée sous le signe de l'improvisation et d'impulsions successives, qui s'expliquent souvent par des considérations de politique intérieure. Qu'on ne s'étonne pas de nos échecs."
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