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Début mars, les Jeunes Démocrates renouvelaient l’appel, lancé depuis des années par les mouvements jeunes démocrates, en faveur de la gratuité et de l’anonymat de la contraception pour les mineurs.
Les rapports plaidant dans le même sens s'accumulent sur les bureaux du gouvernement.
Ainsi, mercredi 6 avril, la Secrétaire d’État chargée de la jeunesse a confié au Professeur Israël Nisand une mission d’étude sur la contraception et l’avortement des jeunes filles. Une autre mission sur le même sujet, conduite par la députée UMP Bérengère Poletti, publiera ses conclusions le mois prochain. Deux missions nommées en même temps, cela ressemble d'avantage à une désorganisation qu'à une prise de conscience.
Cette accumulation de rapports ne date pas d'hier : Bérengère Poletti soulignait déjà dans un rapport précédent, remis en octobre 2008 : « La question de l’organisation d’un accès à la contraception gratuit et anonyme pour les mineures devrait effectivement être posée ». Quant au Professeur Israël Nisand, il avait déjà reçu la promesse d'une "mobilisation générale" de la part du président ...Jacques Chirac !
Le souci de ménager l'électorat conservateur guide depuis trop longtemps l'action de l'Etat sur ce sujet.
Sur le plan de l'éducation, l'autre volet indispensable à la réduction du nombre d'IVG, la loi de 2001 prévoit des cours d'éducation à la sexualité « à raison d’au moins trois séances annuelles et par groupes d’âge homogène ». Mais l'IGAS (inspection générale des affaires sociales) le relevait fin 2009 : « l’organisation et le financement des actions demeurent aléatoires et le suivi fait sérieusement défaut. »
Quand les principes comptables conduisent à fermer des classes et à surcharger les écoles, on ne s'étonne malheureusement pas d'une telle situation.
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