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La prise de conscience récente de la nécessaire complémentarité entre la ville et la campagne se traduit en France dans une série de textes législatifs issus, entre autre des Grenelles de l’Environnement. Sans attendre, les différents dispositifs législatifs, l’on a pu constater que les collectivités ont relativement tôt cherché à mettre en avant la question du Développement Durable, par exemple dans l’élimination des déchets ou les questions liées à l’assainissement. Tel est aussi le cas de Montpellier Agglomération qui prolonge aujourd’hui sa réflexion, par la question de la relocalisation durable de la nourriture. Le contexte général : la région Languedoc-Roussillon reçoit près de 1000 habitants par mois sur son territoire. C’est dire que la pression foncière y est importante pour accueillir en termes de logements ces populations. L’agglomération de Montpellier constituée depuis 2002, compte près de 500 000hbitants répartis sur 31 communes.
L’enjeu de la complémentarité entre ville et nature est à la fois social, économique et écologique. Les lois du Grenelle de l’Environnement ont introduit de fait en France, dans l’urbanisme, le principe de la compensation. Toutes les extensions urbaines devront intégrer la création d’espaces naturels compensatoires, la gestion rationnelle de l’eau ou la mise en œuvre d’agriculture de contact. Les concepts d’Agroparcs (nom de la technopole née en 1990 sur Avignon et sa région, d’une forte tradition agricole et agroalimentaire et d’un tissu important d’entreprises dans ses secteurs associés à un fort potentiel de recherche) d’usage conventionnés des espaces naturels, de protection de la biodiversité ou de gestion dans zones inondables vont façonner les grands jardins de demain. C’est tout un paysage urbain qui va s’en trouver transformé. Dessiner ce « grand paysage » comme projet continu et cohérent transforme de fait la notion de limite avec le bâti en une relation raisonnée entre deux mondes qui s’ignoraient. C’est ce point de vue qui est inscrit dans le Schéma de Cohérence Territoriale de Montpellier et qui se traduit dans les actes par la mise en œuvre de « secteurs d’enjeux communautaires » à la fois urbains et ruraux ». Tel est le message que porte Bernard Reichen architecte et auteur du SCOT de l’Agglomération de Montpellier.
Parallèlement, le territoire du Languedoc-Roussillon est en mutation agricole. Nombre des politiques d’arrachage ont contribué non seulement au départ anticipé des agriculteurs de leurs terres, mais n’ont pas systématiquement permis à des jeunes de se réinstaller. Cela signifie qu’il existe un potentiel dans l’accompagnement à cette mutation et donc à l’installation d’une relève, d’autant que les lycées agricoles constituent un maillage du territoire régional.
Première partie : Le rôle de l’Agglomération de Montpellier et la philosophie du projet
I- les compétences Outre les compétences dévolues par la loi aux communautés d’Agglomération, à savoir l’aménagement du territoire, le président de l’institution a souhaité sur cette mandature 2008-2014, mettre en place une réflexion relative à d’une part la préservation de la biodiversité et actions en faveur de l’agriculture biologique, mais aussi une réflexion sur les circuits courts dans le domaine agricole.
II- les documents en appui : le SCOT et l’Agenda 21
A) le SCOT De plus, cette nécessaire conciliation et complémentarité ville-agglomération trouve son échelon pertinent dans l’agglomération de Montpellier, de part les communes rurales dans un environnement proche, mais aussi de par le document fondateur de la prospective urbanistique qu’est le Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT), donc les préconisations sont très claire dans la préservation de l’environnement et la mise en place, entre autre d’agriparc.
B) l’Agenda 21 Parallèlement, l’agglomération s’est lancée dans la rédaction d’un Agenda 21, comprenant 3 objectifs : 1) une dimension opérationnelle de l’Agenda 21. Cette précision est nécessaire face aux nombreuses collectivités qui en restent à des déclarations d’intention. 2) des actions ciblées 3) en prise avec le territoire
A ces fins, 5 éco-projets sont retenus Ø Le schéma directeur des énergies renouvelables Ø Un éco-référentiel de l’aménagement Ø Un guide des agriparc Ø Une stratégie de l’eau Ø Une charte de l’achat durable
C) La démarche des agriparcs
a) L’origine du concept Il s’appuie sur les deux documents mentionnés. D’une part, le SCOT qui, dans ses objectifs inverse le regard sur la ville et met en évidence une armature des espaces naturels et agricoles à l’échelle de la ville-territoire. D’autre part, les agricparcs, dont la recherche actuellement est de tester les modalités de la mise en œuvre
b) Un agriparc est un espace agricole qui correspond à tout ou partie de quatre fonctions 1- la fonction de production : préserver une fonction économique en évitant le jeu de la spéculation foncière ne conduise à sa disparition 2- la fonction de consommation : permettre de fournir aux habitants de la ville des produits alimentaires selon un circuit court 3- la fonction paysagère : constituer une coupure, un espace de respiration ou marquet une transition 4- une fonction ludo-éducative : ce peut être aussi un lieu de loisir, de promenade, de découverte
c) quelques exemples de démarches engagées et à venir
1- engagées - ZAC des Grisettes à Montpellier. C’est un parc intégré au projet urbain de 18ha avec un travail de maîtrise foncière publique préalable et une gestion publique. - Le Domaine départemental de Restinclières. C’est un parc de 200ha déjà classé naturel et cultivé, à usage multiples
2- à l’étude à l’Agglomération : des espaces interface avec la ville-le territoire - le cas de la Vallée du Lez à Clapiers - le cas de Lavérune
III- les infrastructures opérationnelles : le Marché Gare et la cuisine centrale
La complémentarité ville-campagne : Ce constat est complété par une infrastructure d’agglomération qu’est la marché gare, appelé MERCADIS, qui est en cours d’homologation d’une mercuriale, et dont les missions principales sont les suivantes : - être la vitrine de la production agro-alimentaire de proximité et de saison - œuvrer pour la qualité de vie et l’intérêt général (logistique urbaine, qualité nutritive, mutualisation des moyens…) - accompagner le développement d’entreprises agroalimentaires locales.
Enfin, le territoire d’expérimentation peut s’effectuer non seulement à l’échelle des particuliers, mais aussi à l’échelle d’une infrastructure collective.
Le Grenelle de l’environnement impose l’introduction de l’agriculture biologique dans la restauration scolaire à hauteur de 20% en 2010 ;
Les contraintes juridiques relatives aux marchés publics sont actuellement entrain d’être levés concernant l’agriculture biologique, mais pas encore le critère géographique étant encore discriminant aux yeux du législateur. Or, c’est justement ce critère qui va faciliter l’installation des agriculteurs.
Préconisations et moyens d’action :
- rencontre avec la Chambre d’agriculture, mais aussi avec la SAFER LR (Dominique Granier), afin de connaître la disponibilité du foncier sur le territoire de l’agglo - réunion avec Olivier LAURO point sur les relations avec la cuisine centrale de Montpellier
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